« KOUNOUZ » – Les Trésors des Arts Traditionnels Marocains
Besoins
FinancementOrganisme
SECAESSDescription
Le Programme « Les Trésors des Arts Traditionnels Marocains » est un dispositif national d’élite (SECAESS / UNESCO) inspiré des « Trésors Humains Vivants ». Il identifie officiellement les maîtres artisans (Maâlemines) détenteurs exclusifs de savoir-faire ancestraux menacés de disparition. Ce mécanisme finance la numérisation de leurs gestes et les transforme en formateurs officiels rémunérés pour transmettre ces techniques millénaires aux jeunes apprentis (inscrits au RNA), assurant ainsi la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel du Royaume.
Objectif
*Pérenniser les métiers menacés de disparition : Assurer la survie d’environ 32 métiers d’art spécifiques de l’artisanat marocain dont le savoir-faire risque de s’éteindre.
*Transmettre les compétences aux jeunes : Mettre en place des cycles de formation d’apprentissage intensifs (généralement sur 9 mois) pour transférer le savoir-faire d’excellence à de jeunes apprentis.
*Valoriser les Maîtres Artisans : Accorder une reconnaissance nationale et internationale officielle aux détenteurs de ces connaissances rares en leur décernant le titre honorifique de « Trésor des arts traditionnels marocains » (inspiré du concept des Trésors Humains Vivants) accompagné d’incitations financières.
*Archiver et numériser le patrimoine : Documenter, enregistrer et numériser de manière permanente les gestes, techniques et secrets de fabrication pour empêcher toute perte culturelle historique.
Conditions d'accès
1. Pour les Maîtres Artisans (Formateurs):
*L’activité exercée : Le maître doit impérativement pratiquer l’un des 32 métiers d’art classés « menacés de disparition » par le Ministère (ex. : zellige de Tétouan, brocart de Fès, tissage de tentes nomades, fabrication d’instruments de musique traditionnels, broderie de Salé, ou technique du Tataoui).
*L’expertise et l’ancienneté : Justifier d’un haut niveau d’excellence technique reconnu par ses pairs, souvent adossé à un statut de Maâlem d’au moins 10 ans de pratique.
*Le consentement : S’engager formellement à partager ses secrets de fabrication et son savoir-faire à la nouvelle génération.
*L’enregistrement : Être obligatoirement inscrit au Registre National de l’Artisanat (RNA).
2. Pour les Jeunes Apprentis (Stagiaires):
*Le parcours préalable : Priorité est donnée aux jeunes issus des Centres de Formation dans les Métiers de l’Artisanat ou disposant déjà de bases minimales dans la filière choisie (textile, bois, bâtiment traditionnel, etc.)
*L’âge : Le programme cible majoritairement la population jeune (souvent moins de 25 ou 30 ans selon les filières) pour assurer la relève intergénérationnelle.
*L’ouverture inclusive : Depuis la 3ème édition, le programme inclut également des critères de réinsertion sociale, ouvrant l’accès à certaines catégories spécifiques comme les détenus en fin de peine dans les établissements pénitentiaires pour faciliter leur réhabilitation.
Comment postuler
Les appels à candidature sont lancés périodiquement par le Ministère de l’Artisanat en coordination avec les directions régionales et les Chambres de l’Artisanat de chaque province.
Informations pratiques
UNESCO




